Kanban est une méthode d'organisation du travail qui rend visible le flux des tâches sur un tableau et limite le nombre de tâches menées en parallèle, pour livrer de façon fluide et continue.
Elle vient de l'industrie : Toyota l'a développée dans l'après-guerre, sous l'impulsion de l'ingénieur Taiichi Ōno, pour produire au rythme de la demande réelle et éviter les stocks inutiles. Elle a été adaptée au développement logiciel dans les années 2000.
Le tableau est découpé en colonnes qui représentent les étapes (à faire, en cours, en revue, terminé). Le principe clé, souvent oublié, est la limite de travail en cours (WIP limit) : on ne commence pas une nouvelle tâche tant que la colonne est pleine. Cela force à finir avant de démarrer et fait apparaître les goulets d'étranglement.
Contrairement à Scrum, Kanban n'impose ni sprints, ni rôles dédiés. Il convient bien aux équipes au flux imprévisible, comme le support, l'exploitation ou la maintenance.
Pourquoi ça compte quand on recrute
Avoir « travaillé en Kanban » ne dit pas grand-chose : beaucoup d'équipes utilisent un tableau de colonnes sans jamais limiter le travail en cours. Pour un Scrum Master, un coach agile ou un Engineering Manager, demandez quelles limites étaient fixées et ce que le tableau a permis de corriger. La méthode compte moins que la capacité à améliorer le flux de livraison.
