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Pourquoi tant de jeunes développeurs choisissent-ils mal leur premier job ?

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Lorsque j’échange avec des jeunes développeurs, on me demande souvent comment réussir sa carrière et comment certains profils se retrouvent à la tête des équipes techniques des startups les plus connues. Les raisons sont nombreuses mais l’une d’entre elles peut faire office de règle d’or :

Ces stars de la tech ont en commun leur capacité à faire les bons choix de carrière.

Ces derniers temps, nous travaillons beaucoup avec les écoles d’informatique pour le lancement de la plateforme Webjobs qui aide les juniors de la tech dans leurs choix de carrière. En discutant avec les équipes pédagogiques de ces écoles, j’ai remarqué qu’ils étaient ravis de voir que leurs étudiants sortent en ayant déjà plusieurs offres de CDI, avant même d’être diplômés. C’est super positif pour nous développeurs car cela signifie que la demande de nos compétences explose, il y a de quoi se réjouir. Mais c’est également un réel danger pour les développeurs juniors qui n’ont pas encore les bons repères sur le marché.

Si une entreprise dépense une énergie folle en recrutement, notamment auprès des étudiants c’est en général pour compenser un turnover important (un turnover important signifie que le temps en poste est court et donc que les salariés ne restent pas longtemps dans l’entreprise). Si certaines entreprises ont un turnover important, c’est qu’elles n’arrivent pas à garder leurs développeurs. Un management qui n’est pas à l’écoute, des projets qui manquent d’intérêt ou encore une entreprise qui ne cherche pas à faire monter ses salariés en compétences en sont les principales causes.

Le problème, c’est que les entreprises qui ont la force de recrutement la plus importante ne sont pas celles qui proposent les projets les plus intéressants. Parmi ces entreprises vous retrouverez évidemment les SSII. Si vous sortez d’école, ne vous trompez pas : les SSII sont les entreprises qui vous recrutent pour devenir « consultant » cela signifie que vous ne travaillerez pas dans les locaux de l’entreprise qui vous recrute mais que celle-ci vous enverra « en mission », c’est-à-dire que vous serez vendu à une autre entreprise.

En général, on vous recrute dans les locaux de la SSII. Sachez que vous ne les reverrez jamais. Si on vous recrute « sur profil » cela signifie qu’ils ne savent même pas sur quel projet ils vont vous faire travailler. Si on vous présente un super programme de formation avec des retours d’expérience entre développeurs, c’est pour compenser le fait que vous ne travaillerez pas avec des développeurs de haut niveau. Le jour où vous en aurez marre, le commercial qui vous a recruté vous proposera de venir déjeuner avec vous pour vous convaincre de rester, il vous dira qu’il va vous changer de mission bientôt : traquenard. Le problème de ces entreprises réside dans leur business model puisque la marge est créée par l’écart qu’il y a entre le prix auquel vous serez vendu (taux journalier ou TJ) et votre salaire. Si vous êtes junior, je vous déconseille formellement de travailler pour ce genre d’entreprises, la montée en compétences est trop faible et vous risquez de quitter le marché des talents pour toujours.

Mais alors comment faire pour trouver la bonne opportunité ? Prenez le temps ! Ne cherchez pas à avoir le plus gros salaire possible. Renseignez-vous à fond sur le projet. Cherchez la montée en compétences. Lorsque vous êtes en entretien, demandez obligatoirement à rencontrer l’équipe technique et à échanger avec les développeurs. N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête, au pire, vous montrerez que vous êtes curieux. Par exemple, demandez-leur ce qu’ils préfèrent dans leur travail, les problématiques techniques qu’ils sont fiers d’avoir résolues.

Si on vous dit qu’on vous recrute sur profil, fuyez ! Vérifiez que la stack est à jour et assurez-vous que certains de vos collègues sont des brutes.


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